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Garder des preuves

Accident de voiture : que faire ? Constat, photos, assurance

Accident de voiture, que faire ? Sécurise les lieux, appelle les secours si besoin, remplis le constat amiable et prends les photos utiles à ton assureur.

Par Publié le 13 min de lectureLire en anglais
Image de couverture : accident de voiture, que faire ? Constat, photos et assurance

Accident de voiture, que faire ? D'abord t'arrêter, allumer tes feux de détresse, enfiler ton gilet et mettre tout le monde à l'abri. S'il y a un blessé, appelle les secours et préviens la police ou la gendarmerie. Ensuite, remplis le constat amiable avec l'autre conducteur, photographie les véhicules et les lieux, puis envoie le constat à ton assureur dans le délai prévu par ton contrat.

Juste après un choc, on est sonné, et c'est là que se perdent les détails qui comptent plus tard : la position des voitures, le nom de l'assureur adverse, un témoin parti trop vite. Savoir, en cas d'accident de voiture, que faire et dans quel ordre t'évite ces oublis.

Chez TrustCamera, nous développons une appli photo dont les captures peuvent être vérifiées par d'autres, et nous réfléchissons beaucoup à ce qui rend une photo utile comme trace. Ce guide, à jour au 19 octobre 2026, donne des informations générales, pas un conseil juridique.

Accident de voiture : que faire, étape par étape

Après un accident de voiture, sécurise les lieux, vérifie que personne n'est blessé et appelle le 15, le 17, le 18 ou le 112 si besoin. Remplis le constat amiable avec l'autre conducteur, photographie les véhicules, les dégâts et la route, note les témoins, puis transmets le constat à ton assureur, en général sous 5 jours ouvrés.

  1. Sécuriser : feux de détresse, gilet de haute visibilité, triangle si la voiture gêne la circulation.
  2. Alerter : en cas de blessé, appelle les secours et la police ou la gendarmerie avant de remplir le constat.
  3. Remplir le constat amiable : sur papier ou avec l'application e-constat auto, signé par les deux conducteurs.
  4. Photographier : la scène, chaque véhicule, les dégâts, les plaques et les panneaux.
  5. Noter les témoins : nom et téléphone de chaque personne qui a vu l'accident.
  6. Prévenir ton assureur : constat, photos et, si tu es blessé, certificat médical.

Cette liste s'appuie sur Service-Public et Ma Sécurité, cités plus bas. Pour savoir ce qu'une photo vaut dans un litige, lis notre guide sur la photo comme preuve.

Sécuriser les lieux : gilet, triangle et feux de détresse

Accident de voiture, que faire avant tout le reste ? Te protéger, toi et les autres. Le gilet jaune et le triangle de présignalisation sont obligatoires à bord. Selon Service-Public, tu dois revêtir le gilet si tu quittes ton véhicule immobilisé sur la chaussée ou ses abords.

Le triangle sert quand la voiture arrêtée est un danger pour la circulation, par exemple près d'un virage ou d'une intersection. Place-le à 30 mètres ou plus et allume tes feux de détresse. Si poser le triangle met ta vie en danger, tu n'es pas obligé de le faire. Sur une route rapide, à notre avis, le plus sûr est d'attendre derrière la glissière, loin des voies.

Vient ensuite l'alerte. Service-Public liste les numéros d'urgence : le 15 pour le Samu, le 17 pour la police ou la gendarmerie, le 18 pour les pompiers et le 112, numéro d'urgence européen. Si tu ne peux pas parler (danger, handicap), Service-Public indique aussi le 114, joignable gratuitement par SMS. Les photos et le constat attendent : les personnes passent d'abord.

Gros plan sur le bouton des feux de détresse d'une voiture, avec un triangle rouge sur le tableau de bord
Les feux de détresse d'abord : ils préviennent les conducteurs qui arrivent pendant que tu t'occupes des autres.Photo: John Joshua Mejia Jose / Pexels

Quand appeler la police ou la gendarmerie après un accident

Pour un simple accrochage sans blessé, le constat amiable rempli à deux suffit en général. Dès qu'une personne est blessée, en revanche, Service-Public indique que tu dois prévenir la police ou la gendarmerie avant de remplir le constat. Les forces de l'ordre sécurisent les lieux et rédigent un procès-verbal.

Même avec un procès-verbal, Service-Public demande d'envoyer un constat papier à ton assureur. Tu peux aussi appeler la police ou la gendarmerie si l'autre conducteur refuse de remplir le constat ou prend la fuite. À notre avis, fais-le également s'il semble ivre ou agressif : ce n'est pas à toi de gérer ce genre de situation au bord de la route.

Remplir le constat amiable voiture, sur papier ou en e-constat

Le constat amiable n'est pas obligatoire légalement, mais Service-Public le recommande fortement : les assureurs s'en servent pour établir les responsabilités. Tu peux le remplir sur le formulaire papier fourni par ton assureur ou avec l'application gratuite e-constat auto.

L'e-constat a ses limites. Selon Service-Public, il n'est pas utilisable s'il y a un blessé, même léger, plus de 2 véhicules, un véhicule immatriculé hors de France, un accident à l'étranger ou un conducteur qui refuse de l'utiliser. Vérifie le récapitulatif avec attention avant de signer sur l'écran : le constat part ensuite directement aux deux assureurs.

Sur papier, le recto se remplit sur place, à deux, sur un seul exemplaire, et doit être signé par les deux conducteurs. Une fois signé, plus rien ne doit y être ajouté. Le verso peut être rempli plus tard, chacun de son côté. Trois réflexes évitent les mauvaises surprises :

  • Le croquis : dessine la route, le sens de circulation et la position des véhicules au moment du choc.
  • Les observations : si tu n'es pas d'accord avec la version de l'autre, écris-le ici plutôt que de signer en silence.
  • Les photos : Service-Public précise que tu peux joindre des photographies de l'accident.

Un constat mal rempli peut te faire attribuer à tort une part de responsabilité et majorer ton bonus-malus, prévient Service-Public. À notre avis, ne signe donc jamais un constat dont tu contestes le contenu, ni une reconnaissance de responsabilité à part. Transmets ensuite ton exemplaire à ton assureur dans le délai du contrat, en général 5 jours ouvrés. L'article L113-2 du Code des assurances interdit un délai contractuel plus court.

Quelles photos prendre après un accident de voiture

Les voitures sont remorquées, le verre est balayé, les traces de freinage s'effacent. Tes photos sont la seule partie de la scène que tu emportes, et c'est souvent ce qui manque quand on se demande, des semaines après un accident de voiture, que faire pour prouver sa version. Une fois tout le monde en sécurité, voici l'ordre que nous suivrions.

D'abord des vues d'ensemble

Commence large. Depuis un endroit sûr, photographie toute la scène sous plusieurs angles, pour montrer la position des véhicules et la configuration de la route. Si les voitures doivent être déplacées pour la sécurité, ce déplacement passe avant.

Chaque véhicule sous ses quatre angles

Fais le tour de chaque véhicule et photographie-le de biais depuis chaque coin. Prends ensuite chaque dégât deux fois : une vue à quelques pas qui montre où il se trouve, puis un gros plan. Une clé posée à côté d'une petite bosse donne l'échelle, comme pour le tour d'une voiture de location abîmée. La plaque de l'autre véhicule doit apparaître sur au moins une photo de dégât.

Les détails qui expliquent l'accident

Les dégâts montrent le résultat. L'environnement aide à comprendre la cause :

  1. Signalisation : panneaux stop, feux tricolores, marquages au sol, et tout ce qui les masque.
  2. Traces sur la chaussée : traces de freinage, débris, verre brisé, fuites de liquide.
  3. Conditions : chaussée mouillée, nid-de-poule, éblouissement, brouillard ou nuit.
  4. Lieu : une plaque de rue, un numéro de maison ou un point kilométrique.
  5. Biens touchés : clôture, poteau, mobilier urbain ou voiture garée.

Prends plus de photos que nécessaire. Tu pourras trier plus tard, mais pas revenir sur la scène.

Ce que tu ne photographies pas

Photographie les véhicules et les biens, pas les personnes. À notre avis, les images de blessés n'ont rien à faire sur un téléphone ou un réseau social, et filmer une dispute ne fait qu'envenimer les choses. Si quelqu'un est blessé, aider passe avant tout. Pour les papiers de l'autre conducteur, permis ou attestation d'assurance, demande-lui son accord avant de les photographier.

Deux monospaces gris à l'avant enfoncé, garés sur l'herbe dans un quartier résidentiel
Une vue d'ensemble montre chaque véhicule et l'emplacement des dégâts avant les gros plans.Photo: Huu Huynh / Pexels

Accident sans constat : que faire si l'autre refuse ou n'est pas assuré

L'autre conducteur refuse de remplir ou de signer le constat ? Service-Public conseille de relever le numéro d'immatriculation de son véhicule et de prendre les coordonnées des témoins. Tu peux appeler la police ou la gendarmerie. Remplis ensuite le constat toi-même, complètement, en signalant le refus dans la partie « Observations », et préviens ton assureur quand même.

Ce refus ne fait pas de lui un fuyard. Ma Sécurité, le site de la police et de la gendarmerie, précise que refuser de signer le constat amiable ne constitue pas un délit de fuite.

Si l'autre conducteur n'est pas assuré, note-le aussi dans les « Observations ». Ton assureur ne pourra pas t'indemniser si c'est l'autre qui est responsable, explique Service-Public. Tu peux alors te tourner vers le Fonds de garantie des assurances obligatoires de dommages (FGAO), dans les 3 ans qui suivent l'accident, en justifiant de l'identité du responsable, de son absence d'assurance et de ton préjudice.

Délit de fuite : que faire si l'autre conducteur part

Si l'autre conducteur s'en va, ne le poursuis pas. Note sa plaque, même partielle, la marque, le modèle, la couleur et la direction prise, puis préviens la police ou la gendarmerie. Service-Public conseille de remplir un constat papier en indiquant la fuite dans les « Observations ». Tu pourras porter plainte pour délit de fuite au commissariat ou à la brigade de gendarmerie.

Selon Ma Sécurité, le délit de fuite est prévu par l'article 434-10 du Code pénal et l'article L231-1 du Code de la route. Sans circonstance aggravante, il est puni au maximum de 3 ans de prison, de 75 000 € d'amende et d'un retrait de 6 points.

La règle vaut dans l'autre sens. Ma Sécurité rappelle qu'un accident purement matériel compte aussi, par exemple des dégâts à un autre véhicule ou à une clôture. Le conducteur doit s'arrêter, donner son identité et prévenir les secours si nécessaire. Si tu accroches une voiture vide, à notre avis, laisse un mot avec tes coordonnées et signale-le au commissariat ou à la gendarmerie.

Que faire après un accident de voiture : assureur, médecin, expertise

Une fois rentré, déclare l'accident à ton assureur. Service-Public indique un délai de 5 jours ouvrés pour lui transmettre ton exemplaire du constat, papier ou e-constat, et prévient qu'une déclaration tardive peut entraîner un refus de garantie. Joins tes photos et la liste des témoins.

Si tu es blessé, fais établir un certificat médical par un médecin ou à l'hôpital, et envoie-le à ton assureur le plus tôt possible. Si des douleurs apparaissent quelques heures après un constat sans blessé, Service-Public conseille de consulter vite et de prévenir l'assureur. À notre avis, un contrôle vaut aussi la peine en cas de doute, car le choc masque souvent la douleur.

Pour les dégâts du véhicule, l'assureur chargé de t'indemniser doit te proposer une expertise. Selon Service-Public, il doit ensuite t'adresser au moins une offre d'indemnisation dans les 3 mois qui suivent la déclaration. Garde le numéro de sinistre, les devis et les échanges écrits dans un même dossier.

Ce que tes photos d'accident prouvent, et leurs limites

Tes photos ont aussi leurs limites. Le fichier d'origine contient en général la date, l'heure et souvent le lieu dans ses métadonnées, comme l'explique notre guide sur les métadonnées d'une photo. Ces informations se modifient pourtant facilement : seules, elles restent un indice.

Beaucoup de messageries compressent les images et effacent une partie des métadonnées : envoie tes photos par e-mail et garde les originaux intacts. Une date incrustée dans l'image ne règle pas non plus la question, car elle vient d'une horloge que l'on peut régler, comme le montre notre guide sur la photo horodatée.

Enfin, une photo ne montre pas les secondes qui précèdent le choc : cette partie vient du constat, des témoins et parfois d'une caméra embarquée. Si l'affaire va un jour devant un tribunal, le juge apprécie librement l'ensemble des éléments. La même routine, vue d'ensemble puis gros plan, aide aussi pour un colis arrivé endommagé.

Où TrustCamera peut aider après un accident

Avec une photo ordinaire, l'autre partie peut toujours dire qu'elle a été retouchée ou prise plus tard. C'est ce manque que nous voulons combler avec TrustCamera. Les photos et vidéos se prennent dans l'appli elle-même, la galerie reste fermée, et chaque capture reçoit un code de vérification.

Sur place, pendant que vous remplissez le constat, tu envoies le code à l'autre conducteur, puis plus tard à ton assureur. Toute personne qui a le code peut le vérifier gratuitement dans son navigateur, sans compte. Elle voit que le fichier n'a pas changé depuis la capture, à quelle heure il a été pris et à peu près où, à environ 10 km près, jamais la position exacte.

Connais aussi les limites. Un code de vérification ne montre pas qui a pris la photo, si une scène a été arrangée ou ce qui s'est passé avant le choc. Il ne remplace ni la police, ni le constat amiable, ni la déclaration à ton assureur. Les étapes sont décrites sur notre page Comment ça marche. L'appli TrustCamera pour Android et iOS n'est pas encore disponible, elle arrive bientôt.

Questions fréquentes sur l'accident de voiture

Accident de voiture : que faire en premier ?

Arrête-toi, allume tes feux de détresse et enfile ton gilet avant de sortir sur la chaussée. Mets tout le monde à l'abri, vérifie si quelqu'un est blessé et appelle le 15, le 17, le 18 ou le 112 si besoin. Pose le triangle si la voiture gêne la circulation et que tu peux le faire sans danger.

Faut-il appeler la police pour un accrochage sans blessé ?

Pas forcément. Pour un accrochage sans blessé, le constat amiable rempli avec l'autre conducteur suffit en général. Selon Service-Public, la police ou la gendarmerie doit être prévenue dès qu'une personne est blessée, avant de remplir le constat. Tu peux aussi les appeler si l'autre conducteur refuse de coopérer ou prend la fuite.

Combien de temps pour envoyer le constat amiable à l'assurance ?

Le délai figure dans ton contrat. Selon Service-Public, il est en général de 5 jours ouvrés après l'accident, et jamais plus court. Une déclaration tardive peut entraîner un refus de garantie. Envoie ton exemplaire par e-mail, par courrier ou remets-le en main propre.

Que faire si l'autre conducteur refuse de signer le constat ?

Relève sa plaque, prends les coordonnées des témoins et appelle la police ou la gendarmerie si besoin. Remplis le constat entièrement et note son refus dans la partie « Observations ». Selon Ma Sécurité, ce refus ne constitue pas un délit de fuite. Envoie quand même le constat à ton assureur.

Que faut-il photographier sur les lieux de l'accident ?

Commence par des vues d'ensemble de la scène sous plusieurs angles. Photographie ensuite chaque véhicule depuis ses quatre coins, chaque dégât de loin puis de près, et les plaques d'immatriculation. Ajoute la signalisation, les traces de freinage, la météo et un repère du lieu. Ne photographie pas les blessés.

Pour finir : un accident se gère avec calme et de bonnes photos

Accident de voiture, que faire ? Si tu connais la réponse avant d'en avoir besoin, les minutes qui suivent deviennent bien plus simples : sécurité d'abord, secours et forces de l'ordre si besoin, puis constat, photos et témoins. Ne discute pas des torts au bord de la route et ne signe rien que tu contestes.

Les photos sont la seule chose que tu ne pourras pas refaire. Une vue d'ensemble, chaque véhicule sous ses quatre angles et les dégâts de près suffisent souvent à rendre ta version claire. Garde les originaux et envoie ton constat dans le délai prévu par ton contrat.

À propos de l'auteur

Cofondateur et responsable marketing de TrustCamera

Yannick est cofondateur de TrustCamera, où il est responsable du marketing et du contenu. Diplômé d'un bachelor et d'un master en gestion d'entreprise, il travaille depuis des années dans le marketing de contenu et le SEO.

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